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vendredi 6 septembre 2013

10 joyaux à restituer (5) Beethoven, sonates pour violon et piano (Francescatti, Casadesus)



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Les sonates pour violon et piano de Beethoven font partie de ses œuvres essentielles, bien qu'on ait parfois tendance à l'oublier à côté des corpus majeurs (symphonies, sonates pour piano, quatuors) : en dix étapes Beethoven explore toutes les capacités techniques et expressives du violon et élabore un nouveau type de dialogue entre deux instrumentistes, en rupture avec le discours classique.

Au disque, bien heureusement, les grands noms ne manquent pas qui ont enregistré ces œuvres, sans se limiter aux plus connues (« Le printemps », sonate n° 5, et « À Kreutzer », la n° 9). Parmi les grands duos historiques, Arthur Grumiaux et Clara Haskil ont connu de nombreuses rééditions, tout comme David Oïstrakh et Lev Oborine. Voilà pour les essentiels, même si d'autres versions historiques (Stern & Istomin, Ferras & Barbizet, Menuhin et Kempff vol. 1 et vol. 2, Suk & Panenka) ou plus récentes (Perlman & Ashkenazy, Zukerman & Barenboim, Kremer & Argerich, Capuçon & Braley) peuvent s'imposer à des degrés variables.

Oui, sauf qu'il est une grande version de ces sonates, véritablement incontournable, qui manque à l'appel. Rééditée il y a plus de dix ans, la version enregistrée par Zino Francescatti et Robert Casadesus lors de leur séjour américain, pour la firme Columbia auprès desquels l'un et l'autre laissèrent également la plupart de leurs meilleurs enregistrements solos, est aujourd'hui absolument introuvable. Une misère, lorsqu'on connaît la générosité de ces deux musiciens, la chaleur communicative et la sonorité brillante du violoniste marseillais, ainsi que la clarté toute classiciste de l'ami de Ravel. Le duo, dans ces sonates, fonctionne à merveille, comme on peut s'en apercevoir dans le CD « best of » encore abordable (sonates 5, 9 et 10), ou avec la très partielle réédition Biddulph.

Aujourd'hui dans le catalogue Sony, voilà une réédition qui restituerait un véritable essentiel. On pourrait en dire autant de la majorité du legs de Francescatti et de celui de Casadesus sous étiquette Columbia, et même des plus essentiels (les Ravel et les Debussy de Casadesus ! les concertos enregistrés par Francescatti avec Mitropoulos, Ormandy, Szell, Bernstein !), édités de façon dispersée et pas toujours très disponibles. Les écoles françaises du piano et du violon, en leur temps célébrée par les ingénieurs du son américains, méritent bien un petit hommage !

mercredi 3 avril 2013

Jeu-concours : réponses et résultat !

Voici les réponses du jeu-concours organisé pour fêter les 1000 premiers fans Facebook de BPC. Merci à tous les participants, et bravo au vainqueur !


Question 1. L'intitulé de la question pouvait être trompeur en vous lançant sur de fausses pistes. Ainsi, si Christian Ferras a effectivement enregistré l'intégrale des sonates de Beethoven (avec Pierre Barbizet), cet enregistrement n'a pas été effectué aux États-Unis, où Ferras n'a d'ailleurs pas connu une carrière aussi brillante qu'en Europe (enfin, on pourrait ajouter que Ferras n'était pas connu comme un technicien infaillible, malgré ses immenses qualités de musicien et sa sensibilité éruptive). Zino Francescatti (René-Charles Francescatti selon l'état-civil) était la bonne réponse : le Marseillais connut une carrière éblouissante en Europe et plus encore outre-Atlantique où il fut avec Isaac Stern le violoniste le plus enregistré par la firme Columbia. L'intégrale des sonates de Beethoven enregistrée avec Robert Casadesus est un joyau qui manque cruellement aux catalogues disponibles...
Pour découvrir Francescatti à petit prix, rien de tel que les concertos de Mendelssohn et de Tchaïkovski avec Szell et Schippers, CD incontournable, ou que le coffret 4 CD consacré par Andromeda au violoniste.
 

Question 2. La plupart des participants ont su décrypter cette seconde énigme : il s'agissait bel et bien de Liszt, dont le premier gendre, Hans von Bülow, créa Tristan et les Meistersinger de Wagner, qui fut (après le critique et chef) le second époux de Cosima Liszt.
À propos de Liszt, notez que la Liszt Piano collection (EMI, 10 CD) est actuellement soldée à 15 € (-50 %) sur Amazon.es. 


Question 3. Comme la question 1, celle-ci se prêtait aux quiproquos. La ville d'Odessa est peut-être la ville natale du plus grand nombre de brillants pianistes du siècle dernier, près d'une dizaine de noms très connus (sans compter les violonistes David Oïstrakh et Leonid Kogan). Le répertoire, particulièrement Medtner, et la mort inattendue, resserraient fortement le choix et permettait d'éliminer Moiseiwitsch, Feinberg, Richter, Grinberg, Cherkassky ou encore Maisenberg. Restait l'art de la Renaissance, pour lequel on ne sache pas que Gilels eût jamais été un passionné, alors qu'il répondait aux précédents critères. Au contraire de Yakov Zak, qui conseillait ainsi à ses élèves de penser aux couleurs de Botticelli pour jouer la nuance dolce, à la pénombre des portraits de Rembrandt pour traduire les intentions de la sonate de Liszt... ou donnait encore Rubens, peintre de la chair, en contre-exemple de ce qu'il fallait faire dans la musique de Debussy.
Pour découvrir ce grand coloriste sans se ruiner, le CD Melodiya réunissant le concerto en sol de Ravel, et le concerto n° 4 et la sonate n° 2 de Prokofiev est un bon début, ainsi que le fabuleux CD édité par Praga et réunissant les lectures de concert du concerto n° 2 de Brahms et du concerto n° 2 de Prokofiev, sous la baguette de Kurt Sanderling. 


Heureusement, comme cela était clairement décrit, il n'était nullement besoin d'avoir une réponse juste à chacune des trois questions pour participer au tirage au sort, chaque bonne réponse donnant simplement un bulletin supplémentaire.